Comment distinguer le bonheur d’une phase maniaque ?

Lors d’une phase maniaque le sentiment de puissance peu parfois être trompeur, suis-je vraiment heureux ? C’est à cette question que tente de répondre Catherine Verne; 

 
 

Par Catherine Verne

Vous êtes particulièrement content en ce moment, tout vous sourit, vous vous émerveillez à nouveau et la dépression semble bien loin, comme irréelle, à se demander si vraiment vous avez été malade un jour. Se peut-il que vous soye enfin stabilisé ? En tout cas vous ressentez quelque chose qui s’apparente à du bonheur. 

Comment savoir s’il s’agit bien de cela ou si vous avez plutôt basculé dans le versant maniaque de la bipolarité ?

Voici quatre moyens concrets d’en avoir le cœur net :

1) Surveillez la durée de cet état de grâce.

Si elle ne s’étend que sur une poignée d’heures ou de jours pour laisser place à un glissement dépressif, vous aurez votre réponse. Patience. Quand un équilibre s’installe dans notre vie, on le reconnaît à ce qu’il dure. Certes, tout n’est pas rose pour autant, mais l’état d’esprit heureux s’accommode des aléas du quotidien, il ne s’estompe qu’en cas de problème grave, auquel même il peut résister.

2) Mesurez l’intensité de votre ressenti.

Un indice déterminant vous permettant de trancher pour le bonheur plutôt que de la manie est l’absence d’excès dans ce que vous ressentez. Vous êtes rempli de joie et non d’euphorie, vous éprouvez de l’enthousiasme mais pas de l’exaltation. Tout est ici question de dosage de vos émotions et sentiments. Cela peut paraître abstrait. Comment donc disposer d’une méthode fiable pour apprécier ce dosage ?

3) Recourez à une grille d’évaluation.

Sur une échelle de 1 à 10, estimez votre apparent bonheur. Si vous lui attribuez la note 10 parce que vous nagez en pleine extase, 0 étant le pôle extrême du malheur, affinez encore votre évaluation : est-ce que ce 10 frise le 10+++, voire un 11 clignotant en rouge sur votre jauge intérieure ? Auquel cas, cette composante excessive doit vous alerter. Un bonheur réel reste en effet dans la tranche modérée du plafond, entre 8 et 10. Voici d’autres idées pour améliorer votre hygiène de vie.

« Suis-je heureux ou dans une phase maniaque ? L’un n’empêche pas l’autre mais il est important d’apprendre à détecter ces phases maniaques pour pouvoir mieux les gérer. »

 
 
 

4) Vérifiez votre relevé des derniers jours.

Avez-vous plus ou moins dormi que d’habitude ? Eté emporté dans des logorrhées verbales ou l’impression d’être le maître du monde, ou encore senti des idées géniales fuser en tout sens ? Scrutez vos notes avec votre propre listede prodromes. Si aucun clignotant sur votre tableau de bord n’y signale une poussée maniaque, c’est du bonheur pur et non un tour que vous joue votre esprit.

5) Vérifiez vos heures de sommeils.

Dormez-vous normalement, en moyenne 8h par nuit. Souvent un bipolaire à tendance à moins dormir pendant une phase maniaque sans pour autant ressentir une fatigue profonde. Il est donc important de calculer son temps de sommeil, pour cela il existe de nombreuses applications gratuites. Sur Android je recommande Horloge personnellement. Quelques astuces pour améliorer votre sommeil.

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