15 choses à ne pas faire lorsque l'on est bipolaire

À de grande émotion de grande responsabilité. Voici ce que vous ne devez pas faire lorsque vous êtes bipolaire. 

Par Julien Duplouy

Vous êtes-vous déjà senti mal au point de vouloir en finir avec la vie ?

Avez-vous déjà culpabilisé au point de ne plus vouloir faire quoi que ce soit ?

Vous êtes-vous déjà senti nul au point de vous dire que vous ne méritiez pas de vivre ?

Si vous êtes bipolaire, vous vous êtes effectivement déjà mis dans l’une de ces postures.

Cela a été mon cas également.

Vivre d’une manière néfaste pour moi-même et finir par ne plus m’aimer, perdre mon estime de moi, perdre confiance et avoir l’envi de mourir.

Dans cet article nous allons voir comment, en évitant 15 comportements à risques, il est possible de changer radicalement et retrouver le goût à sa vie de bipolaire.

Ces 15 points de vigilances sont décrits par la plupart des psychiatres et pour nombre d’entre eux, sont valables pour les personnes non atteins par la maladie.

J’ai également personnellement changé mes habitudes en allant dans ce sens ( celui de ne pas faire ces erreurs ) .

Et devinez quoi ?

Ma vie à pris un tout autre virage.

Je ne dis pas que je suis heureux et stable H24 et 7 jours sur 7.

Non.

Mais désormais, je sais repérer mes virages et ainsi diminuer la durée et l’intensité de mes phases, j’ai appris à communiqué et m’ouvrir au monde et j’ai également appris à m’écouter et suivre mon intuition.

Tous ces changements font, qu’aujourd’hui, je suis capable d’être autonome dans la gestion de mon quotidien (finance, travail, loisirs, amour etc…)

Une chose que peu de gens osent dire, c’est qu’il faut accepter l’erreur et chuter pour mieux se relever.

Dans la vie, plus on tombe bas, plus on peut monter haut.

Et je ne parle pas ici de phase maniaque. Mais simplement de prise en main de la maladie, de responsabilisation et de courage.

« Tout cela demande tout de même pas mal d’effort et d’assiduité. Mais le jeu en vaut la peine car à la clé, une vie saine, épanouie, stable. »

 

1- RRRrrRrRrRRR :

Nous dormons en moyenne 8 h par jour, ce qui fait 1 / 3 de notre temps à dormir.

Que ce soit pour une personne atteinte d’un trouble bipolaire ou non, le sommeil est un élément primordial dans le bon déroulement de la journée, dans le bien-être de la personne et pour sa santé.

Vous, personne atteinte d’un trouble bipolaire, je suis persuadé que votre sommeil est un voir LE point noir de votre quotidien .

Vous dormez trop, ou trop peu. Votre sommeil n’est pas réparateur ou vous vous réveillez 15 fois dans la même nuit.

L’horreur.

Et les nuits s’enchaînent et se ressemblent.

Vous êtes résignés et n’en voyez pas le fond ?

Comme je vous comprends.

Même les somnifères ne font plus leurs effets. Et pourtant vous les avez tous essayé.

Mais des solutions existent. Et les premiers pas sont à votre porté :

  •     Agenda du sommeil
  •     Heure de couché et de levé fixe
  •     Éviter les écrans 1h avant d’aller coucher
  •     Manger léger et 3h avant de s’endormir
  •     Lire dans son lit
  •     Ecrire avant d’aller dormir
  •     Conserver son lit pour le sommeil et les moments câlins uniquement

Et si cela ne suffit pas, vous pouvez également consulter un médecin spécialiste du sommeil qui vous aidera à comprendre votre propre mécanisme de sommeil et vous donnera des solutions adaptées à votre situation.

 

  • « Le lac du Connemara  »

On connaît tous cette chanson de Michel Sardou et on l’a sûrement déjà tous déjà chanté en fin de soirée, avec quelques verres dans le nez.

Et quel plaisir franchement …

Pourtant, en étant atteint d’un trouble bipolaire, s’il y a bien une chose à ne pas faire, c’est de boire trop d’alcool.

Je ne prêche pas l’abstinence complète, loin de là.

Cependant, j’ai appris, avec le temps, que la modération est l’un de mes meilleurs atouts.

Notamment en ce qui concerne l’alcool.

Ainsi boire moins d’alcool permet :

  • D’avoir une meilleure hygiène de vie
  • De mieux dormir
  • D’éviter de culpabiliser

Ainsi, au quotidien, il y a beaucoup plus d’avantage à boire moins que l’inverse.

De plus, nous sommes tous au courant de la tendance addictive des personnes atteintes d’un trouble bipolaire. Boire avec modération limite ainsi le risque d’addiction.

Concrètement, cela peut se traduire par la mise en place de règles simple et directement applicable au quotidien :

  • Ne jamais boire d’alcool quand je suis seul
  • Se limiter à 2 ou 3 verres maximum en soirée
  • Pas plus de 3 soirées alcoolisées par semaine

Vous remarquerez que cela laisse quand même de la marge. Parce qu’une chose importante que j’ai appris avec l’expérience, c’est que se priver de tout à l’extrême fonctionne rarement. Pire, cela crée de la frustration et empire la situation initiale.

  • « oh, un éléphant rose »

Nous sommes tous tentés, surtout lorsque l’on est jeune, de s’amuser et de suivre les copains. Malheureusement, c’est souvent ce qu’il y a de pire à faire.

Je parle plus précisément ici de drogue, qu’elle soit dure ou douce.

Tout le monde connaît les méfaits des drogues. Cependant, peu savent qu’en étant atteint d’un trouble bipolaire, cela peut amener à aggraver la situation.

  • Perte de mémoire
  • Dégradation de l’état mental
  • Dépression
  • Manie
  • Passage à la schizophrénie
  • Perte d’élan
  • Troubles diverses ( tremblements, sexuels … )

Bref, rien que ne puisse être bon et bénéfique dans la situation actuelle.

Si vous êtes actuellement en situation de dépendance, il existe des centres d’addictologie ou des médecins addictologues qui sont là pour débloquer la situation.

La meilleure façon de s’en sortir, c’est de se faire aider et de s’entourer des bonnes personnes.

Pensez donc à vous créer un environnement sain, que se soit au niveau relationnel ou matériel ( appartement … ). Cela augmentera vos chances de vous sortir de cette mauvaise passe.

  • J’achète !

L’impulsivité des bipolaires est légendaire.

Que se soit en phase ou non, il nous est tous arrivé de craquer et d’agir sous l’impulsivité.

Achat, rupture ou autre comportement nous font alors nous sentir mal quelques jours voire quelques heures après. Souvent nous prenons conscience de notre impulsivité que bien plus tard, lorsqu’il est justement trop tard.

Mais, ces mécanismes ne sont insurmontables et il est possible de les déjouer si on met en place quelques habitudes dans notre quotidien.

Par exemple, il est possible d’établir des règles d’achats afin de limiter les grosses dépenses inutiles. Ainsi, attendre une semaine pour tout achat de plus de 100 euros peut s’avérer être efficace. Dans tous les cas, si vous souhaitez réellement acheter ce produit, vous en aurez toujours envi la semaine suivante.

Mais, comment faire si, justement, la pulsion est trop forte ? Plus forte que les règles que l’on met en place.

Eh bien, il est vrai que c’est à ce moment là que ça se complique un peu. Et bien souvent, il faudra rogner ( en ce qui concerne l’argent ) sur une partie de sa liberté.

Par exemple, il est possible de se mettre sous tutelle ou encore une protection juridique qui durera quelques mois. Cette dernière permet d’être remboursé d’achat réalisé durant cette période qui, en général, sera mis en place lors d’une phase.

Pour ce qui est des autres comportements que l’achat, sachez que la communication est l’une des clés principales pour s’en sortir.

En effet ( et c’est totalement contre-intuitif ), communiquer ses sentiments et ses envies de rupture à sa compagne ( par exemple ) peut désamorcer la chose.

Cependant, il ne s’agit pas de le faire de n’importe qu’elle manière.

Assurez-vous, dans un premier temps que votre partenaire est réceptif à la discussion : « est ce qu’on peut discuter », « il y a quelque chose d’important sur lequel j’aimerai qu’on discute » etc…

Il convient également de choisir un moment durant lequel vous êtes sûr que vous aurez le temps de discuter. Privilégier les moments ou votre partenaire semble détendu et ouvert à la discussion.

L’idée dans cette démarche est de prévenir plutôt que de guérir.

Un partenaire à qui l’on prouve notre confiance en exposant notre vulnérabilité saisira l’opportunité de vous comprendre et de renforcer vos liens.

  • Mettre la maladie au second plan :

On peut facilement avoir tendance à mettre la maladie au second plan.

Cela consisterai alors à « oublier » que la maladie est présente et agir comme si elle n’existait pas.

Notre comportement s’en ferai alors ressentir puisque l’on ne prêterai pas vraiment attention aux basiques de l’hygiène de vie.

Négligence du sommeil, surmenage ( et donc stress ), abus d’excitant ( alcool, café… ) sont alors de mise quand la modération serait nécessaire.

Mettre la maladie au second plan et faire comme-ci celle-ci n’existait pas revient à prendre le risque d’essuyer de nouvelles phases.

Pire, n’y étant pas préparé, cela revient alors à se condamner soi-même à enchaîner les phases sans avoir le pouvoir de faire quoi que ce soit.

Remettre la maladie à sa place, c’est-à-dire au quotidien dans notre vie, c’est se donner la chance de pouvoir agir sur elle.

L’acceptation de la maladie est ici très importante car elle est garante d’un meilleur rétablissement.

  • Sans plomb 95 ou 98 ?

Pensez-vous qu’il est meilleur pour notre corps de manger des légumes bio, de réduire sa consommation de viande et de privilégier les fruits au goûté plutôt que de manger des pâtes tous les jours, du macdo et de la pâte à tartiné au quotidien.

Vous l’avez compris, ce que l’on apporte à notre corps détermine la manière dont notre corps nous le rendra.

Notre corps doit être considéré comme notre plus important bien auquel il faut faire attention.

Vous connaissez sûrement le fait que l’on considère l’intestin comme notre deuxième cerveau.

Eh bien, il s’agit alors d’agir et de faire en sorte de lui donner le carburant de qualité qu’il mérite.

Bien manger, c’est se donner la possibilité d’acquérir l’énergie nécessaire pour passer de bonnes journées et de vivre correctement avec la maladie.

Tous les moyens sont bons pour favoriser la stabilisation.

  • De l’or dans mon corps

Combien de temps pensez-vous pouvoir tenir sans eau ?

Environ 3 jours !!!!

Notre corps est composé d’environ 60% d’eau.

Il s’agit donc de l’alimenter de cet or bleu afin de conserver son bon fonctionnement.

Négliger son hydratation, c’est négliger sa santé.

Pensez donc à boire régulièrement.

Pour cela, n’hésitez pas à mettre des bouteilles d’eau un peu partout dans votre logement. Et dès que vous y pensez, buvez un coup.

L’eau c’est la vie, pensez-y

  • « oh hisse »

Bouger c’est la vie.

Il est parfois bien trop facile de se morfondre dans le non mouvement en accusant la maladie.

Ce n’est pas simple, la bipolarité et plus particulièrement la dépression est très dure à surmonter.

Cependant, l’un des meilleurs moyens pour y arriver, c’est de bouger.

C’est comme pour un mal de dos, on conseillera toujours à celui qui en fait les frais de marcher le plus possible en parallèle d’un bon accompagnement.

Bouger est à la dépression ce que la marche est au mal de dos : le meilleur moyen d’en sortir.

Et pas besoin de faire un triple marathon, juste sortir de chez soi, faire le tour du quartier, à son rythme, est un premier pas.

Recommencer ensuite le lendemain, puis le jour suivant. Petit à petit, sortait un peu plus longtemps, augmenté le rythme de marche ou mettez-vous à courir si vous le sentez.

De même, si vous êtes stable, bouger permet de s’entretenir au quotidien et de prévenir d’éventuelles phases.

Évitez les extrêmes afin de ne pas retomber dans l’une ou l’autre d’ailleurs.

Ainsi, une activité régulière mais modéré vous permettra de vous sentir mieux au quotidien et d’éviter de nouvelles phases.

  • C’est grave docteur ?

Nous sommes dans une société ou demandez de l’aide quand on en à besoin est parfois mal vue.

Alors, les personnes dans le besoin se freine à consulter parce qu’il est mieux vu de savoir se gérer soi-même et de ne pas étaler ses problèmes.

Malheureusement, avec la bipolarité, il faut catégoriquement oublier cette option.

Ou alors, il faut avoir un goût particulièrement prononcé pour les hôpitaux psychiatriques et la complexité de la vie.

La bipolarité est une maladie chronique qui nécessite un traitement à vie dans la plupart des cas et donc un suivi à vie également.

Ce suivi est nécessaire car on peut observer une certaine variabilité des états avec la maladie.

Variabilité nécessitant un suivi régulier entre chaque mois ou tous les deux mois.

Ce suivi permet de faire le point, d’évoquer les difficultés rencontrer mais aussi d’affiner le traitement et de prendre conscience des évolutions positives également.

Le psychiatre est bien sûr, la référence en termes de suivi médical et il est fortement préconisé de suivre une psychothérapie en parallèle.

Ainsi, avec ces deux corps de métier, le suivi est de qualité.

Si votre psychiatre ou psychothérapeute ne vous convient pas, n’hésitez d’ailleurs pas à en changer. Vous ne vous en porterez que mieux.

  • Il y a quelqu’un ?

Dans la majorité des cas, l’Homme n’est pas fait pour vivre seul.

La personne atteinte d’un trouble bipolaire, encore moins.

S’isoler, c’est se tuer à petit feu.

Et je sais qu’il peut être particulièrement difficile de sortir et de faire de nouvelles rencontres lorsque l’on est atteint par cette maladie.

Cependant, tous les moyens sont bons pour avancer dans ce sens.

Utiliser les réseaux sociaux, votre entourage, votre famille, vos amis, les professionnels.

Si vous ne connaissez personnes, demandez à votre psychiatre et votre psychologue s’ils ont une solution pour vous ( association, groupes d’entre-aide … )

S’isoler est l’un des meilleurs moyens pour s’enfoncer dans la dépression.

A contrario, chercher à partager son expérience autour de soi permet de se valoriser et de sortir du cercle vicieux.

Pensez également à parler d’autres choses que de la bipolarité car vous n’êtes pas que la maladie.

Vous êtes une belle personne capable d’aimer, de jouer, de vivre, presque comme tout le monde.

  • Faire la tortue

Lorsque l’on est atteint d’un trouble bipolaire, on à tendance à se renfermer sur soi, instinctivement.

La peur du regard et du jugement des autres est alors omniprésente car finalement, cette maladie est encore méconnue et très stigmatisé.

Mais c’est à nous, personnes atteintes par la maladie, qu’il revient de montrer au reste du monde que l’on est normal. Malade, certes, mais normal.

C’est à nous également d’assumer qui nous sommes car personne ne le fera à notre place.

Se renfermer sur soi peut, pendant un temps, être bénéfique, le temps de se ressourcer. Cependant, il ne faut pas que cela devienne un style de vie.

Communiquez vos émotions, vos sentiments, se que vous ressentez au quotidien et n’ayez pas peur de déplaire.

De toute façon, sachez que grâce à cette maladie, vous avez sûrement surmonté beaucoup plus de choses que la plupart des gens. Et ça, ça fait de vous quelqu’un de très courageux.

Alors surfer sur cette vague.

Vous êtes courageux et vous devez êtes fière de vous. Inconditionnellement.

  • Ne pas suivre son intuition 

Ne pas suivre ses intuitions c’est se couper d’une partie importante de son être.

C’est même peut-être se couper de LA partie la plus importante de son être.

Les intuitions existent pour une bonne raison et certaines personnes ont réussi à la développer à un tel point que toute leur vie est régie par elle.

Sans aller jusqu’à cet extrême, il est important de suivre ses intuitions car celles-ci viennent du cœur, et du plus profond de vos tripes.

Suivre son intuition c’est ainsi se reconnecter à soi-même et accepter son propre pouvoir surnaturel.

  • Trop suivre son intuition 

Garder la connexion à soi-même est très important.

Cependant, il convient parfois de se méfier de ses propres intuitions.

En effet, parfois, celles-ci poussent vers un chemin qui n’est pas le bon. Et même si l’on peut apprendre des erreurs, il y en à certaines dont on se passera bien volontiers.

  • Pinocchio

Parmi les aversions, en voici une particulièrement utilisée, bipolaire ou non.

Le mensonge peut cependant être dévastateur et même engendrer des phases.

Qui n’a jamais menti sur son état lorsqu’on lui demande : « comment vas-tu ? »

Cependant. Imaginez. Nous avons tous l’habitude de répondre que oui, tout va bien. Parce que sinon ce serait mal perçu et dérangeant pour la personne en face.

Et si vous restez sincère avec vous-même et que vous avouez ne pas aller bien. Que se passerait-il ?

Au pire des cas, la personne ne creusera pas plus et vous saurez une vous ne pouvez pas compter sur elle.

Mais dans la majorité des cas, la personne en face de vous vous apportera une oreille attentive et de la bienveillance.

Il ne s’agit pas non plus de chercher à se faire plaindre mais d’avantage de mettre des mots sur ce que l’on ressent au plus profond de soi pour s’en libérer.

Car oui, la parole libère.

Le mensonge enferme, la sincérité libère.

Dans cet article, nous avons vu les 15 choses à ne surtout pas faire quand on est atteint d’un trouble bipolaire. En prendre conscience est la première étape.

Parmi elles, il convient de souligner les plus importantes, à savoir :

  • Négliger son sommeil et son hygiène de vie en général
  • Prendre des substances à risques ( alcool, drogues )
  • Ne pas être suivi médicalement

Tout cela demande tout de même pas mal d’effort et d’assiduité. Mais le jeu en vaut la peine car à la clé, une vie saine, épanouie, stable.

Pour aller encore plus loin, vous pouvez télécharger deux guides gratuits permettant de retrouver confiance en soi et d’atteindre ses objectifs malgré la maladie : https://viensonchange.fr

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